Autour du Lac

Je ne suis allé qu’une petite fois au Lac Saint-Jean. Mon âge se comptait encore sur les doigts de ma main, si bien que je n’en garde que quelques flous souvenirs. Cette fois-ci, c’était l’occasion de revenir dans la région d’enfance de mon père, dont je ne savais pas grand-chose.
Et, surtout, de prendre un moment de repos avec des membres de la famille.
Le Trou de la fée
Le Trou de la fée est une petite caverne découverte par des ouvriers au début du XXe siècle qui cherchaient le nid d’un aigle dans la vallée. La caverne a notamment servi de cachette à ceux qui fuyaient la conscription lors de la Première Guerre mondiale.

Situé dans la municipalité de Desbiens, le site historique propose des des randonnées pédestres en sentier, du rafting et une visite guidée de la caverne, en passant sur un barrage désaffecté et une impressionnante passerelle qui longe le flanc de la vallée, entrecoupée de ponts suspendus. Il y a même une traversée en tyrolienne (mais l’entrée est passablement chère).





Quelque part, il y avait du café
Nous avons rendu visite à une parenté que nous n’avions pratiquement jamais rencontrée. Dans le bois, près d’une rivière, nous avons été accueillis par le chaleureux rituel du café.
Dans la maison que le couple s’est lui-même construite depuis 10 ans, on sentait qu’il y a quelque chose comme un petit coin de paradis.




L’Île Taillon
L’Île Taillon est un parc national cerné par la rivière Péribonka et le Lac Saint-Jean. On peut en faire le tour en vélo (c’est une quarantaine de kilomètres), profiter de la plage ou partir en embarcation.



Péribonka
Péribonka, c’est le nom du petit village où nous sommes restés. Sa taille ou ses données démographiques ne rendent pas justice à son charme indicible : un village presque dépourvu d’activité économique, et pourtant joyeusement habité.
Le long de la rivière qui porte le même nom, on croise plusieurs embarcations – il est souvent plus rapide de se déplacer en bateau qu’en voiture – mais sans que cela ne trouble la tranquillité du lieu.
Dire qu’autrefois, cette même rivière était une autoroute industrielle pour les draveurs, qui y faisaient circuler des centaines de troncs d’arbres chaque jour.


Pour une rare fois depuis des semaines, j’arrivais à apprivoiser la douce lenteur du néant.



Les plages sont si nombreuses autour du lac, on s’étonne qu’il n’y ait pas davantage de touristes (et c’est peut-être mieux comme ça).


Lac Saint-Jean, je te retrouverai, en été ou en hiver.
À la prochaine, gros bleuet.